La recette pour une maison confortable et économe, mais … non réglementaire !

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"les 4 étapes de la conception bioclimatique"

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Avez-vous déjà imaginé une maison

  • sans isolation
  • sans chauffage
  • aucun effort sur l’étanchéité à l’air
  • pas de ventilation mécanique

Mais beaucoup de bon sens !

C’est possible et ça existe ! Depuis longtemps même… Ca vous intéresse ? Regardez plutôt :

Des performances au-delà des exigences réglementaires

  • pas plus de 30°C à l’intérieur en été
  • jamais en dessous de 15°C, même par une nuit d’hiver

Mais comment font-ils ?

C’est une maison un peu spéciale.

Elle est faite de briques d’argiles en terre crue. Elle est faite d’un revêtement extérieur en ton pastel : pour limiter la réverbération du soleil.

Elle est munie de peu de fenêtres

Elle possède un patio central, protégé du soleil. Il crée un micro climat grâce aux plantes et à l’eau. En haut est installé un puits de jour pour capter la lumière du soleil et ventiler naturellement, jour et nuit.

Comble du luxe, elle possède deux types de chambres : Une chambre pour l’hiver, une autre pour l’été :-).

Je dois bien l’admettre, elle ne ressemble en rien aux constructions traditionnelles françaises. Vous allez bientôt comprendre pourquoi. Mais avant, je voudrais détailler un point :

 

Que se passe-t-il réellement dans les murs ?

Les murs extérieurs absorbent la chaleur la journée. Ils l’évacuer la nuit grâce à la brise fraiche. Tout ça grâce à l’inertie thermique de la terre crue. La température intérieure est donc indépendante de l’air extérieur et est directement liée à la température du sol.

« Mais c’est génial ! » Alors d’où vient cette construction ?

Les lignes précédentes vous ont décrites un habitat traditionnel du Sud algérien.

Les hivers y sont doux, la température descend rarement en-dessous de 15°C.

Les étés y sont très chauds et sec. La température en journée, y est généralement de 45°C.

Cet habitat s’est donc adapté progressivement depuis des siècles à ces conditions climatiques spéciales.

Mais ce n’est pas très réglementaire tout ça ! Tentons de « l’améliorer »

  • il n’y a aucune isolation. Les quelques 20 cm de terre crue offrent une faible résistance thermique.

Mais la problématique dans ce cas précis, ce n’est pas d’éviter la fuite des calories ! Il s’agit au contraire d’éviter quelles ne rentre à l’intérieur. LA résistance thermique des parois a donc très peu d’importance ici.

  • il n’y a pas de captage solaire.

Aucune surface vitrée au sud pour capter les rayons du soleil ! Un sacrilège pour les défenseurs du bioclimatisme ? Absolument pas, le but est ici de se PROTEGER du soleil.

  • il n’y a aucune étanchéité à l’air.

Mettons une barrière d’étanchéité et patientons un peu… En quelques heures, cette maison deviendrait une véritable fournaise : les calories n’auront plus aucun moyen de s’échapper !

  • il n’y a pas de ventilation mécanique.

Cela veut-il dire que les habitants vont mourir agonisant par manque d’oxygène ou d’un trop plein de gaz nocifs ?… Non plus ! La ventilation se fait naturellement : le patio agit comme une cheminée qui évacue les calories et l’air vicié vers l’extérieur. Les conditions climatiques permettent ce renouvellement d’air en permanence.

« Waouh ! Je veux la même ! »

Bon désolé de vous décevoir, mais un copier-coller de cet habitat à Strasbourg donnera une catastrophe énergétique :-). Hé oui, le bioclimatisme, ça ne fonctionne pas toujours.

Pas besoin de vous faire un dessin : le contexte n’est pas le même.

La recette de nos amis algériens ne peut pas fonctionner dans d’autres contrées aux problématiques climatiques différentes. J’ai tenu à vous donner un exemple extrême où l’application de solutions bioclimatiques ne peut rien donner de bon. C’est la grande erreur de ceux qui tentent une conception « intelligente » de leur maison, mais qui ne reviennent pas aux principes fondamentaux du bioclimatisme et qui ne l’adaptent pas à leur cas particulier.

Alors quelles sont vos « recettes » qui fonctionnent en Alsace, en Bretagne ou ailleurs ? Sont-elles réplicables dans d’autres contextes climatiques ?

 

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5 réflexions au sujet de « La recette pour une maison confortable et économe, mais … non réglementaire ! »

  1. Jean-François

    Vous avez un soucis avec votre définition du bioclimatisme quand vous écrivez « Hé oui, le bioclimatisme, ça ne fonctionne pas toujours. »
    Le bioclimatisme c’est justement de concevoir en tenant compte des contraintes locales (climat, relief, entre autres, pour simplifier) et du confort attendu. Donc on peut faire du bioclimatisme n’importe où ! En revanche les contraintes état différentes, les solutions le sont aussi !

    Répondre
    1. Julien Auteur de l’article

      Bonjour Jean-François

      Je me permets de répondre linéairement à vos différentes remarques :
      « Le bioclimatisme, ça ne fonctionne pas toujours. »
      Je me suis mal exprimé et je m’en excuse.
      J’ai utilisé ici le « bioclimatisme » dans le sens qu’on lui donne à tord : l’ensemble des solutions techniques qui « fonctionnement » habituellement en France. Et non pas dans son sens véritable d’ »étude et de prise en compte des contraintes environnementales du projet ».
      Je voudrais justement casser cette 1ère idée et développer la seconde.
      Nous sommes donc bel et bien d’accord sur le sens du bioclimatisme 🙂

      Le bioclimatisme c’est justement de concevoir en tenant compte des contraintes locales (climat, relief, entre autres, pour simplifier) et du confort attendu.
      Très belle définition. Je n’ai rien à rajouter 🙂

      on peut donc faire du bioclimatisme n’importe où.
      Oui, bien entendu ! C’est le principe même du bioclimatisme ! Quelque soit le climat, le relief…. On peut adapter notre architecture pour assurer un confort optimal avec une consommation énergétique minimale.
      En revanche les contraintes état différentes, les solutions le sont aussi !
      Exactement. Je résume toujours cette problématique de la façon suivante : une maison à Marseille ne sera pas conçue de la même façon qu’une maison à Strasbourg ! D’où la problématique des maisons catalogue des grands constructeurs français…. On atteint rapidement les limites du concept dans cette situation 🙁
      Nous sommes donc également d’accord sur ce point.

      Bilan : ma petite phrase dans cette article était mal tournée :-s Le message n’est donc pas bien passé.
      En revanche j’ai beaucoup apprécié vos commentaires pleins de bon sens.

      A bientôt j’espère !

      Julien

      Répondre
      1. Julien Auteur de l’article

        Re-bonjour,

        Merci pour ce document très complet et intéressant.

        Je connais ce système constructif, même si je ne l’ai encore jamais mis en œuvre dans mes projets.
        J’y vois un avantage majeur : un même matériau possède une forte capacité isolante (même si l’ajout d’un isolant complémentaire reste nécessaire) et d’une forte inertie thermique.

        Autre avantage : les grandes portées que le bois massif permet. Il permet des architectures difficiles à faire en ossature bois par exemple. J’ai d’ailleurs fait une étude de faisabilité pour un projet de bureau où j’avais imaginé traiter la toiture en bois massif pour ces 3 raisons. Même si le portefeuille a rendu son jugement cette fois-ci, je retenterais la prochaine fois…

        Julien

      2. Jean-François

        Bonsoir Julien,
        Merci pour les compliments, cela reste un document universitaire, mais qui contient toutefois beaucoup d’informations, effectivement.
        J’ai eu la chance de visiter des chantiers bois massif (CLT et tourillonné) à différents états d’avancement ainsi que des réalisations finies (dans certaines le bois est resté très présent, dans d’autres totalement invisible, c’est juste la structure. A chaque fois le résultat est de grande qualité. Il y a encore peu d’entreprises capables de réaliser ce type de chantier avec la qualité nécessaire, mais la montée en puissance est manifestement enclenchée.
        Les avantages que vous mentionnés sont effectivement mis en avant. En général, on ajoute une bonne ITE pour, justement conserver l’inertie du panneau.
        Dès que mes projets en cours m’en laisseront le temps, je vais remettre à jour cette étude car en un an, il y a eu des nouvelles très intéressantes.
        Jean-François.

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