Maison En Conception est certifié Concepteur Européen Maison Passive !

Le PassivHaus Institute a donné sa réponse : Julien, de Maison En Conception, a passé avec succès son examen de Concepteur Européen Maison Passive.

Concepteur Maison Passive certifié1 Maison En Conception est certifié Concepteur Européen Maison Passive !

Concepteur Maison Passive certifié

 Qu’est-ce qu’une Maison Passive ?

Une Maison Passive, c’est d’abord un concept : elle possède un besoin en chauffage si faible qu’il peut être entièrement véhiculé par le débit d’air hygiénique. Ce sont les fameux 15 kWh/(m².an), difficile de faire mieux !

Une Maison Passive, c’est aussi un label, géré et délivré par le PassivHaus Institute, basé à Darmstadt en Allemagne.

Puis-je faire certifier ma maison en tant que Maison Passive ?

Bien sûr. Pour cela, elle devra être conçue selon les règles de l’art par un bureau d ‘étude certifié  » Concepteur Européen Maison Passive« . il vous accompagnera à travers toutes les étapes de conception et de labellisation de votre projet de construction.

Qu’est-ce qu’un Concepteur Européen Maison Passive ?

Un Concepteur Européen Maison Passive est une personne ayant justifié de sa capacité à concevoir un bâtiment selon les exigences du label « Passif ». Ce titre est pour vous l’assurance qu’il est en mesure de vous accompagner au mieux et de vous aider dans vos choix pour construire une maison performante et à coût maitrisé.

Maison En Conception peut-il concevoir ma Maison Passive ?

Bien entendu. Maison En Conception, c’est un bureau d’étude avec 4 ans d’expérience dans la conception de bâtiments à haute performance énergétique. Pour en savoir plus les offres de Maison En Conception, vous pouvez nous laisser un message via le formulaire de contact.

Passez-vous même votre maison à la moulinette du bioclimatisme part.2 : stratégie d’hiver et stratégie d’été

Cet article est la suite de Passez-vous même votre maison à la moulinette du bioclimatisme –part.1 : l’environnement et le bâtiment. Je vous conseille de passer en revu les 2 premières étapes du bioclimatisme avant de vous attaquer aux 2 suivantes :

 

une bonne isolation pour garder la chaleur 300x122 Passez vous même votre maison à la moulinette du bioclimatisme part.2 : stratégie d’hiver et stratégie d’été

une bonne isolation pour garder la chaleur

3- Adapter l’architecture aux conditions climatiques et à l’environnement : stratégie d’hiver

Capter la chaleur

  • calculer la surface de vitrage (Svitrage)

-  au sud

-  à l’est

-  à l’ouest

-  au nord

  • calculer la surface totale de parois (Sparoi)

-  au sud

-  à l’est

-  à l’ouest

-  au nord

  • vérifier que ces surfaces sont

-  20%<Svitrage < 30% de Sparoi au sud

-  10%<Svitrage < 25% de Sparoi à l’est

-  10%<Svitrage < 25% de Sparoi à l’ouest

-  0%<Svitrage < 10% de Sparoi au nord

  • dans le cas contraire, modifiez vitre architecture pour tomber sur des ratios favorables

Conserver la chaleur

Pour conserver la chaleur, rien de tel qu’une bonne isolation ! Pour savoir si l’enveloppe de votre maison est performante, quelques ponts sont à vérifier :

  • assurez vous que vos parois bénéficient d’une résistance thermique suffisante

Vous pouvez vous aider de mon calculateur pour concevoir votre enveloppe thermique.

  • vérifiez que les valeurs de résistances thermiques vérifient les exigences suivantes :

-  plancher bas

R> 5 m².K/W

-  toiture

R> 5 m².K/W

-  parois verticales

R> 4 m².K/W

Stocker la chaleur

Pour stocker la chaleur produite ou captée da ns la maison, on va s’aider d’une propriété naturelle des matériaux : l’inertie thermique.

  • repérez les matériaux « lourds » situés dans le volume chauffé, côté intérieur des parois. Par exemple, vous pouvez avoir mis :

-  une dalle de plancher bas en béton, sans revêtement de sol

-  un mur en briques, sans isolant côté intérieur

  • s’il n’existe pas au moi s une paroi remplissant cette caractéristique, concevez-la !

Distribuer la chaleur

Une fois la chaleur captée et stockée dans la maison, il faut pouvoir la distribuer dans toutes les pièces :

  • ouvertures entre les pièces

Plus les pièces seront ouverture les une sur les autres, plus l’air ne pourra circuler librement et distribuer les calories uniformément dans toute la maison

-  supprimez un maximum de couloir

-  détalonnez les portes (laissez un vide de quelques cm sous les portes)

  • ventilation mécanique

Avez-vous prévu une ventilation mécanique de votre maison ?

-  elle permet de renouveler l’air et donc d’évacuer les gaz nocifs et l’humidité

-  elle permet aussi de créer des mouvements d’air entre les pièces qui répartissent la chaleur entre les pièces

4- Adapter l’architecture aux conditions climatiques et à l’environnement : stratégie d’été

Se protéger du soleil

Pour se protéger du soleil lorsqu’il fait trop chaud, me plus simple est d’utiliser les masques solaires. Posez-vous la question suivante :

  • est-ce que le soleil risque de taper directement contre les parois vitrées en été ?

Si oui, ajouter des masques solaires sur ces surfaces.

Je propose une série d’éléments faisant office de masques solaires dans mon guide « les 4 étapes de la conception bioclimatique »

 

Éviter la pénétration de la chaleur

Avez-vous réfléchi à l’étanchéité à l’air de votre maison ?

Si le mot « pare-vapeur » ne vous dit rien, allez vous renseigner sur le sujet dans les autres articles de maison en conception et concevez la barrière d’étanchéité de votre maison icon smile Passez vous même votre maison à la moulinette du bioclimatisme part.2 : stratégie d’hiver et stratégie d’été

 

Minimiser les sources de chaleur

  • lister tout les appareils que vous envisagez d’installer dans votre maison

-  ordinateurs

-  lave vaisselle

-  cafetière

-  éclairage

-  ….

  • calculez la puissance dissipée en chaleur par chacun de ces appareils
  • classez ces appareils par ordre décroissant de chaleur dissipée
  • remplacez à tout prix les 1ers éléments de la liste par d’autres appareils plus performants, voire supprimez-les.

Dissiper la chaleur

Le principe est simple : il vous faut pouvoir créer un courant d’air en été dans toute la maison

  • ouvrir 2 portes à 2 cotés opposés de la maison
  • ouvrir une fenêtre en partie haute (un velux par exemple)
  • votre VMC possède-t-elle un mode « haut débit » ? Si oui, apprenez à la programmer pour la faire tourner lorsque ce sera nécessaire

Cet article regroupe les éléments basiques à vérifier pour assurer une bonne conception bioclimatique de votre projet. Si vous jouez le jeu, votre maison sera plus performante que 90% des maisons neuves.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez télécharger gratuitement le guide « les 4 étapes de la conception bioclimatique« . Ca se passe dans la colonne de droite ;-)

 

Passez-vous même votre maison à la moulinette du bioclimatisme –part.1 : l’environnement et le bâtiment

Vous avez dessiné les plans de la maison de vos rêves ? Vient maintenant l’étape de conception. Il va falloir réfléchir à la manière dont cette maison sera construite. Vous vous posez certainement beaucoup de questions :

  • quel isolation allez vous mettre en œuvre ?
  • quel système constructif allez vous choisir ?
  • faut-il rajouter une casquette sur la baie vitrée du salon ?

 

Et surtout pourquoi ces choix ?

 

Bref, comment savoir si votre maison est bien conçue ?

 

Beaucoup de particuliers envoient leurs plans à un bureau d’étude qui va faire un calcul réglementaire RT 2012 et qui renverra la note générée automatiquement en disant « bah, ça passe pas ». Et maintenant on fait quoi ? Oo

 

Vous perdez du temps, de l’argent et personne ne vous donne de solutions.

 

Je vous propose de vérifier vous-même si vos plans sont dignes d’une maison bioclimatique. Et même de modifier vous-même ces plans pour que votre maison soit réellement économe et confortable.

 Toujours connaitre la course du soleil 300x225 Passez vous même votre maison à la moulinette du bioclimatisme –part.1 : l’environnement et le bâtiment

Toujours connaitre la course du soleil pour maitriser votre projet

Le bioclimatisme n’est pas une somme de recettes qu’on empile pour arriver à un résultat. C’est un ensemble de d’outils qui vous permettrons de concevoir votre maison intelligemment. En suivant 4 grandes étapes, pas à pas, vous allez pouvoir optimiser vos plans pour garantir une maison économe et confortable.

1- Profiter des ressources de l’environnement du futur bâtiment

Le climat

En France, vous avez le choix entre 3 grand climats. La problématique, et donc la stratégie, seront différentes dans chaque cas :

 

  • Continental

La problématique principale est celle du chauffage : comment réduire les besoins en chauffage

Peu de problème en relation avec le confort d’été

  • Méditerranéen

La problématique principale est celle du confort d’été : comment éviter les surchauffes dans la maison

Peu de problème en relation avec le chauffage

  • Océanique

2 problématiques : chauffage et confort d’été

Dans une moindre mesure que pour les 2 autres climats

Ayez toujours en tête le problème principal auquel vous devez faire face. Celui-ci va guider vos choix tout au long de la conception.

 

Le soleil

  • Repérez la course du soleil dans la journée sur votre terrain
  • Repérez le soleil levant en hiver et en été
  • Repérez le soleil couchant en hiver et en été
  • Adaptez la localisation et la grandeur des ouvertures en fonction de ces positions

 

Les masques solaires naturels

  • reportez sur un plan tout ce qui pourrait gêner le passage des rayons du soleil vers la maison

-  Arbres

-  Haies

-  Murs

-  Maisons existantes

  • Vérifiez que ces masques n’empêchent pas les rayons du soleil de venir taper sur les vitrages en hiver. Sinon supprimez ces masques ou changez la position des fenêtres.
  • Si ces masques empêchent le passage des rayons en été, c’est du bonus !

Petit indice : certains arbres perdent leurs feuilles en automne…. Profitez de cette « caractéristique » pour profiter du soleil en hiver et s’en cacher en été !

Le vent

  • Repérez la direction et l’intensité du vent dominant sur votre terrain

N’hésitez pas à demander à vos voisins, aux locaux. Ils le sauront certainement !

  • Vérifiez sur quelle paroi vient taper le vent

Ces parois ne doivent pas correspondre à des pièces de vie ou des chambres. Sinon le confort sera dégradé dans ces pièces.

2- Jouer sur la forme du bâtiment

La compacité

  • Calculez le volume du bâtiment

Surface de plancher * hauteur sous isolant (et non pas sous plafond)

  • Calculez le ratio volume total /surface de plancher
  • Vérifiez que la compacité du projet est cohérente :

-  C>6 : mauvais

-  3<C<6 : bon

-  C<3 : excellent

Situation des pièces

  • Surlignez les espaces tampons en rouge

Ils doivent être situés au Nord

  • Surlignez les pièces à utilisation irrégulière en jaune

-  Cuisine

-  Salle de bain

-  WC

Elles doivent être situées au nord ou à l’est

  • Surlignez les pièces de vie en vert

Elles doivent être situées au sud et à l’ouest

  • Surlignez les chambres en rouge

Elles doivent être situées à l’est et à l’ouest

 

Si ces critères ne sont pas respectés, faites tout votre possible pour réaménager l’intérieur de la maison pour vous approcher de cette configuration idéale.

 

Cet article regroupe les éléments basiques à vérifier pour assurer une bonne conception bioclimatique de votre projet. Si vous jouez le jeu, votre maison sera plus performante que 90% des maisons neuves.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez télécharger gratuitement le guide « les 4 étapes de la conception bioclimatique ». Ca se passe dans la colonne de droite ;-)

 

Les 2 prochaines étapes arrivent bientôt dans un nouvel article. Patience…

La différence entre une étude STD et une étude réglementaire RT 2012

Vous souhaitez optimiser la conception de votre projet de construction ? Vous avez bien raison ! C’est lors de cette étape que vous pourrez faire le plus d’économies sur le long terme et que vous pourrez vous assurer que votre projet ressemble à ce que vous souhaitez.

L’optimisation thermique du projet est dorénavant indispensable pour maitriser : En savoir plus »

Comment calculer la résistance thermique d’une paroi

Vous avez noté la manière dont tous les constructeurs de la région construisent leurs murs ? Vous avez écumé les forums en ligne en recherchant la meilleure manière d’isoler ? Vous avez fait le tour des blogs d’autoconstructeurs pour connaitre l’astuce infaillible pour avoir un R de 7 m².K/W ?

Un quoi ?! De 7 quoi ?  Oui, la première fois que l’on en entend parler, ça surprend…. Mais la résistance thermique d’une paroi est l’élément indispensable à connaitre pour sa construction. Cette valeur est l’image du pouvoir isolant d’une façade.

Et ça se calcule ! Vous avez dû chercher un peu… Mais personne ne donne le même résultat ! Un coup c’est 6,8, l’autre 5,6…. Et les unités, franchement, on s’y perd !

C’est pour ça que j’ai voulu vous simplifier la vie (c’est ce que je préfère faire J ) : je vous ai créé un outil simple pour calculer AUTOMATIQUEMENT la résistance thermique d’une paroi sans se tromper. Lire la suite

Je fais construire en RT 2012 ou je me dépêche à déposer mon permis de construire avant le 31 décembre ?

Faisons un petit retour en arrière : 1945, fin de la guerre. Toute l’Europe est dévastée par les bombardements et les combats. En France, pas d’exception : Il n’y a plus de quoi loger tout le monde et l’économie commence tout juste à redémarrer.

Une solution pour loger un maximum de personnes en un minimum de temps ? Couler des hectolitres de béton à toute allure pour garantir un toit et 4 murs à tout le monde.

Le problème ? Le confort thermique laisse à désirer et la facture énergétique est salée… Et alors ? On sort de 6 ans de guerre, le confort on ne connait plus depuis un moment. L’énergie ? Elle ne coute pas bien cher va.

vous voulez emménager dans une épave thermique avant même de lavoir construite 300x288 Je fais construire en RT 2012 ou je me dépêche à déposer mon permis de construire avant le 31 décembre ?

vous voulez emménager dans une épave thermique avant même de l'avoir construite

Tout semble se dérouler à merveille, jusqu’en 1973. Et là : le choc pétrolier. On prend conscience, pour la première fois de l’Histoire de l’Humanité que l’énergie n’est finalement pas abondante et qu’il est possible de la voir disparaitre un  jour.

Certains ont donc pris conscience qu’il fallait un tantinet améliorer les choses dans la construction. D’où la création de la première réglementation thermique en 1974.

L’objectif était d’inciter à construire des bâtiments plus économes en énergie. L’idée était là, mais la pratique a apparemment eu du mal à se mettre en place (d’après les restes que l’on peut admirer de nos jours).

Bien entendu, je ne permettrais pas de jeter la pierre à ces précurseurs qui ont eu la douloureuse mission de partir de la feuille blanche. JE ne peux d’ailleurs que les remercier, sans leur intervention, je ne sais pas où on en serait.

Cette réglementation a ensuite évoluée avec la consommation « maximum autorisée » :

 

niveau de consommation réglementaire suivant la RT 300x181 Je fais construire en RT 2012 ou je me dépêche à déposer mon permis de construire avant le 31 décembre ?

niveau de consommation réglementaire suivant la RT

Et le label « Bâtiment Basse Consommation » dans tout ça ?

Pour rappel, un label n’a pas de caractère obligatoire, contrairement à une réglementation. C’est la reconnaissance d’un niveau de performance supérieur à ce qui est demandé.

La RT 2012 sera grosso modo au même niveau d’exigence que le label BBC en termes de performance énergétique (dans la réalité, c’est plus compliqué à voir :-s). Une explication détaillée de la nouvelle RT est disponible sur maison en conception.

Jusqu’à présent, le label BBC exprimait un  niveau d’exigence supérieur aux exigences de base de la RT 2005. L’objectif était d’amener les constructions à un niveau supérieur. Mais aujourd’hui, le niveau BBC est devenu le niveau « de base » de la construction.

Un point important à noter, c’est que le niveau d’exigence fixé par la réglementation est un minimum à respecter, et non pas un objectif à atteindre.

 

Allez, je le dis : quand vous êtes en dessous des niveaux d’exigence de la réglementation, vous êtes MAUVAIS. Voilà c’est dit, j’ai toujours droit à des regards noirs, voire des insultes quand je l’explique. Mais je ne retire rien : la réglementation thermique, c’est la voiture balai de la construction ! Elle empêche les épaves thermiques de voir le jour.

Parce que ce qui était une épave thermique il y a 10 ans, reste une épave thermique. Mais ce qui est dans les clous aujourd’hui passera dans cette catégorie un jour ou l’autre.

Ce que ça signifie pour nous aujourd’hui ? Que le niveau de luxe du label BBC, largement vanté par les professionnels de la construction (le Scellier BBC, ça vous dit quelque chose ?..) passera dans le bas de gamme aux 12 coups de minuit de 1er janvier 2013. A quoi reconnait-on un bon concepteur ? C’est celui qui a compris ceci depuis longtemps, pour qui le BBC est le quotidien et qui travaille déjà à un niveau d’exigence supérieur.

 

Et vous ? Vous emménagez dans du RT 2005 ou du RT 2012 ?

 

crédits : © Miredi – Fotolia.com

Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment

Qu’est-ce que le coefficient de déperdition Ubât d’un bâtiment ?

Le coefficient Ubât caractérise la puissance qui traverse 1m² de surface pour une différence de température de 1°C entre l’intérieur et l’extérieur.

Pour être puriste, on devrait l’appeler « coefficient de transmission surfacique ». Mais ça fait un peu lourd à recopier ;-)

Comment calculer le coefficient U d’une paroi

Il vous faut d’abord connaitre les performances de chaque paroi du bâtiment :

  • Lister tout les types de parois déperditives du bâtiment
  • Pour chaque paroi :
  • Calculer sa surface A
  • Lister l’ensemble des matériaux de la paroi
  • Pour chaque matériau :
  • Noter son épaisseur e (en mm) (après avoir calculé l’épaisseur optimale d’isolant pour votre maison)
  • Retrouver le coefficient de conductivité thermique lambda (l)
  • Calculerequation Rmateriau Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment

Pourquoi diviser par 1000 ? Parce que vous avez fait attention à noter l’épaisseur en millimètres.

Le résultat sera en m².K/W

 

Ensuite :

  • Effectuer le calcul (et cela autant qu’il y a de matériaux) : equation Rmateriaux Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment

Et voilà ! Vous avez le coefficient U de votre paroi.

Vous allez me dire que c’est un peu délicat comme calcul. Et surtout que vous ne savez pas où trouver les infos sur ces fameux « lambda ». Je vous ai donc préparé un petit outil très simple qui fera les calculs à votre place icon smile Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment . Vous pouvez donc télécharger mon outil de calcul de résistance thermique de paroi.

Mais attention, ce n’est pas fini ! Il reste quelques détails à régler.

La résistance thermique superficielle

De chaque côté de la paroi, il se passe des échanges thermiques un peu spéciaux… La paroi est en contact avec l’air. Les échanges s’y font sous 2 formes : par convection et par rayonnement.

schema convection rayonnement paroi Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment

Pour prendre en compte ces échanges thermiques à l’interface entre la paroi et l’air (intérieur ou extérieur), on ajoute 2 résistances thermiques équivalentes : Rsi (pour l’intérieur) et Rse (pour l’extérieur).

 

Les valeurs standards de Rsi et de Rse sont répertoriées dans la méthode de calcul Th-U :

tableau Rsi Rse 221x300 Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment

C’est donc reparti pour quelques calculs :

  • Calculer Rsi
  • Calculer Rse
  • Calculerequation Rparoi Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment
  • Effectuer le calculequation Uparoi Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment

Encore une fois, je vous ai mâché le travail : mon outil de calcul de résistance thermique de paroi prend en compte automatiquement ces données dans le calcul. Un tutoriel est également disponible sur ce blog.

Ajouter les déperditions par les ponts thermiques

Toutes les infos sur les ponts thermiques seront compilées dans un article à paraitre prochainement. EN attendant, voici la marche à suivre dans cotre cas :

  • ponts thermiques linéaires

-  Listez tout les ponts thermiques linéaires

-  Mesurez leur longueur Li

-  Retrouvez la valeur du psi correspondant PSIi

  • ponts thermiques linéaires

-  Listez tout les ponts thermiques ponctuels

-  Calculez le nombre de ponts thermiques ponctuels nj

-  Retrouvez la valeur du ki correspondant KIj

 

On va enfin arriver au fameux coefficient Ubât :

equation Ubat Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment

Ce Ubât est en W/m²/K :

Ouf ! On y est arrivé !

Allez, encore une petite étape…

Estimer les besoins globaux de chauffage sur l’année

Nous avons maintenant une information importante : le nombre de Watts qui s’échappent du bâtiment par une surface de 1m² en fonction de l’écart de température entre l’intérieur et l’extérieur.

Il nous faut maintenant les DJU de notre région. Vous vous souvenez ? Les DJU, c’est la somme des écarts de température entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment sur 1 an. Pile poil ce qu’il nous faut !

On peut donc se faire un dernier calcul pour connaitre nos besoins en chauffage : equation Echauffage Calculer le coefficient de déperdition d’un bâtiment Et voilà ! Le résultat vous donne le nombre de kilowattheure qu’il vous faut chaque année pour maintenir votre maison à 18°C.

Quelques remarques :

  • Pourquoi multiplier par 24 ?

Les DJU sont la moyenne de l’écart de température calculé sur une journée (24h). Pour avoir des kilowattheure (et non pas des kilowattjour), on doit multiplier par 14h.

  • Pourquoi diviser par 1000 ?

Pour passer des wattheures aux kilowattheures. Sinon ça ferait un chiffre énorme qu’on aurait du mal à se représenter.

  • Est-ce qu’on peut se fier à ce résultat

Clairement, votre bâtiment dans la réalité n’aura jamais un besoin annuel tel que calculé ici. Parce que la température réelle sera différente (on n’arrive pas encore à prévoir la température exact 1 an à l’avance…) et dans la réalité, votre isolant fera plus 120,555 mm que 120,00 mm.

  • Donc si le résultat donne 5000 kWh, je peux m’attendre à consommer 5000 kWh de chauffage ?

Non, ce n’est pas si simple. Il s’agit ici des besoins en chauffage, pas de la consommation en chauffage. v

  • On a vraiment rien oublié dans le calcul ?

Le coefficient U ne prend en compte que les déperditions à travers les parois. Il manque effectivement un élément à l’équation : les pertes par ventilation. J’en reparle dans un prochain  article.

 

Et on n’a pas encore pris en compte l’énergie que va apporter le soleil et que vous allez apporter en vivant dans cette maison. Affaire à suivre….

Calculer les Degrés Jour Unifiés

Les DJU c’est quoi ?

Les Degrés Jour Unifiés, c’est en quelque sorte une moyenne de l’écart de température entre l’intérieur du bâtiment et l’extérieur durant une journée.

Si cette nuit, il fait « en gros » 0°C et que dans la journée il a fait « en gros » 10°C, la température moyenne sur 24h sera de 5°C. Lire la suite

Pourquoi vous devez à tout prix supprimer les ponts thermiques

3 raisons fondamentales de réduire d’au moins 86% les ponts thermiques dans un projet de construction :

Un ennemi de votre facture énergétique

Un pont thermique, c’est une partie de l’enveloppe du bâtiment où la résistance thermique est localement dégradée. C’est généralement dû à certains défauts de construction :

  • Mauvaise mise en œuvre de l’isolant, qui crée des lames d’air
  • Mauvaise conception, entrainant une coupure de l’isolant (un plancher traversant l’isolation du mur par exemple
pont thermique Pourquoi vous devez à tout prix supprimer les ponts thermiques

Un pont thermique et c'est la catastrophe économique assurée

Cette dégradation de la résistance thermique entraine des déperditions thermiques. Autrement dit, toutes les calories que vous vous embêtez à apporter dans votre maison par le chauffage se font la malle par ces espaces mal isolés !

Dans un bâtiment mal conçu, ces pertes thermiques peuvent être responsables jusqu’à 50% des déperditions.

Un élément qui empêche tout confort

Un pont thermique entraine 90% du temps la génération d’un point froid. C’est-à-dire que la température de la paroi va localement être abaissée à cause de la fuite des calories par cette surface mal isolée. Et une paroi froide signifie un sentiment d’inconfort pour les occupants. Si vous n’êtes pas convaincu, je vous conseille de faire un tour sur cette vidéo sur le confort thermique.

Le pont thermique met votre santé en danger

Mais ce n’est pas fini ! Une paroi froide, c’est un gros risque de condensation… Car si le taux d’humidité augmente jusqu’à un certain niveau, la vapeur d’eau se condense pour devenir liquide.

Et la condensation, c’est une source de pollution de l’air : vous aurez droit à une prolifération microbienne.

condensation 300x300 Pourquoi vous devez à tout prix supprimer les ponts thermiques

Un peu de condensation pour nos amis les microbes....

Qu’est ce que c’est que ça ? Vous avez certainement vu dans de vieux bâtiments (ou des moins vieux d’ailleurs…) des tâches noires le long des murs ou des plafonds. Il s’agit de champignons et de microbes qui adorent l’humidité ! Alors même si vous ne voyez pas ces signes d »’un trop plein d’humidité, un séjour prolongé dans cette ambiance peut amener à des problèmes de santé. Je n’oserais pas m’étendre sur le sujet, n’étant pas médecin L Mais je me dis toujours que ça ne doit pas être chouette pour les poumons de passer sa journée là-dedans….

Voici donc 3 arguments qui me semblent essentiels pour comprendre l’intérêt de bien concevoir son enveloppe thermique et de tenter de supprimer tout les ponts thermiques dès la conception.

 

Pourquoi il existe une épaisseur optimale d’isolant pour votre maison et comment la connaitre

D’un point de vue purement économique, 2 phénomènes entrent en jeu dans le choix de l’épaisseur d’isolation :

Les économies d’énergie induites et le coût de mise en œuvre et d’entretien de l’isolant. Lire la suite

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